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chez Alain Delaye

ARTISTES

Les quelques artistes que nous présentons ci-dessous : Bertrand et Jacqueline Ott, Mauricette Toussaint, Michel Quent, Patrice Avoine, sont des artistes de talent chacun dans sa discipline. Ils sont surtout des amis dont nous avons plaisir à faire connaître les oeuvres et les qualités pédagogiques.

BERTRAND ET JACQUELINE OTT

Ecouter La mort d’Isolde, de Listz, interprétée par Bertrand Ott

Bertrand Ott est un pianiste et un pédagogue qui a fait ses études au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, puis à Genève. Il a été longtemps professeur au Conservatoire national de région d'Angers et donne encore des concerts et des conférences sur l'art du piano, en France et à l'étranger.


Sa recherche artistique et pédagogique l'a amené à se mettre à l'école de Liszt. Celui-ci, grand pianiste romantique et compositeur génial, était aussi un virtuose dont la technique vise à induire chez l'interprète le geste juste, aisé, épousant autant les nécessités organiques du corps que l'inspiration de l'oeuvre.

Bertrand s'est penché sur cette technique pianistique (sur les conseils donnés par Liszt, sur les remarques de ses disciples) et en a fait la synthèse dans un ouvrage : Liszt et la pédagogie du piano. Essai sur l'Art du clavier selon Liszt (Éd. CPEA, coll. "Art" - 2005) . On peut y lire : "Une technique intelligente ne peut que libérer notre intuition sensible qui, existant indépendamment de cette technique, en a cependant besoin pour émerger et s'incarner" (p.14). Chopin effleurait plutôt son piano et préconisait "la main légère". Pour Liszt, les mains doivent palper le clavier et non le frapper. C'est dire que le jeu des doigts doit épouser la sensibilité du compositeur, via celle de l'interprète.


Bertrand s'est aussi intéressé de près, avec son épouse Jacqueline (diplômée de chant du Mozarteum de Salzbourg), à la pédagogie du chant et aux techniques vocales. La voix chantée lui est apparue porteuse de toute la complexité humaine. "Cultiver la voix, écrit-il, c'est épanouir l'une des plus belles richesses de la création : connaître les pouvoirs du chant revitalise la nature humaine en lui donnant une conscience aiguë de sa prodigieuse relation avec elle-même, avec autrui, avec l'univers."

La voix chantée, Bertrand et Jacqueline l'ont pistée chez de nombreux chanteurs et pédagogues, dans les multiples techniques vocales de l'Europe (voix espagnole, française, italienne, allemande...). On trouvera un compendium détaillé de leur recherche dans un ouvrage qu'ils ont écrit en collaboration : La pédagogie du chant classique et les techniques européennes de la voix (L'Harmattan - 2006).


Mais Bertrand n'est pas qu'un artiste et un explorateur des techniques de clavier et de voix. Il est aussi, modestement, un chercheur de sens à l'écoute des sages orientaux et des mystiques de chez nous, attentif au message de Thich Nhat Hanh aussi bien qu'à l'évangile de Thomas. C'est à un yoga des doigts et de la voix extrêmement précis et motivé qu'il s'est consacré mais, comme tout yoga, celui-ci n'est pas fait que de techniques posturales et respiratoires : il suppose et induit un accord avec la nature et un humanisme qui en font un chemin d'éveil. L'art comme "voie d'éveil" à soi, aux autres, au monde, c'est, semble-t-il, ce qui constitue pour Bertrand le fil conducteur de sa démarche et de son parcours. Pour concrétiser ces propos, nous vous proposons de l'entendre jouer un morceau de Liszt. Il s'agit d'une transcription pour piano de la Mort d'Isolde : scène finale de l'opéra de Richard Wagner : Tristan et Isolde.


Dans une conférence qu'il donnait à Angers en 2010, "La Pologne secrète des quatre ballades de Frédéric Chopin", Bertrand mettait en relief l'enracinement polonais de ces ballades et plus largement de la musique de Chopin. Il a mis en évidence les liens secrets entre ses quatre ballades, et quatre ballades du poète polonais Mickiewicz, contemporain de Chopin et comme lui exilé à Paris.

Se démarquant des musiciens et musicologues qui veulent voir en celui-ci un astéroïde tombé du ciel, un compositeur angélique déconnecté de toute contingence terrestre, il montrait, piano à l'appui, la qualité profondément incarnée de sa musique : incarnée dans sa Pologne natale, dont l'éloigna un exil définitif, incarnée dans sa chair maladive qu'une phtisie emporta prématurément, incarnée dans une sensibilité pudique, à mille lieues des effets de manche et de virtuosité

Malgré un immense succès et la reconnaissance de ses pairs (Liszt, Schumann, Franchomme...) Chopin était conscient de sa faiblesse, physique, sentimentale, instrumentale, et aurait pu demander à Dieu de l'en délivrer. A quoi celui-ci lui aurait sans doute répondu comme à saint Paul : "Ma grâce te suffit, ma force se déploie dans la faiblesse".


MAURICETTE TOUSSAINT

Mauricette Toussaint est surtout connue pour ses sculptures qu'elle expose en France et à l'étranger et pour lesquelles elle a obtenu de nombreuses distinctions.


Après s'être essayée durant plusieurs années à la sculpture sur bois, elle a abandonné cette approche, trop contraignante, pour un modelage à ses yeux plus spontané, plus créatif. Depuis 1982, elle pétrit et caresse l'argile.


Son thème essentiel est le corps humain qu'elle représente à plusieurs âges, de la prime enfance à l'âge mûr, mais un corps animé dont l'anatomie souvent dénudée n'est que le vecteur d'une expression, d'un état d'âme, d'un état d'être.

La sculpture emblématique de son oeuvre et qui l'a rendue célèbre est celle d'une petite fille prise de fou rire dont elle a multiplié les versions. Mais on relèvera aussi les réussites que représentent ses adolescentes, ses nus sensuels, ses femmes enceintes ou portant bébé et ses hommes paternels-maternels.


Comme l'écrit Françoise Deroubaix à leur propos : "Dans la rencontre avec l'Autre, les corps se lovent avec tendresse, la mère caresse son enfant, la fille escalade le dos du père, l'intimité et le partage se jouent dans le mouvement, la sensualité. Un courant fluide circule d'un être à l'autre en harmonie avec l'instant présent."


Mauricette affectionne les rondeurs, les formes pleines, épanouies, plus proches de celles d'un Maillol que d'un Giacometti. On aime la joie de vivre que son art exprime et par laquelle elle échappe et nous fait échapper à notre mal-être, à une certaine morosité.


Parallèlement à ses fou rires, à ses corps sensuels, maternels, Mauricette présente dans sa galerie certaines sculptures d'un style particulier: des figures de sérénité qui ont pour titre : Acceptation, Offrande, Présence, Sérénité, ainsi qu'un magnifique Bouddha, grandeur nature. Elle exprime là sa recherche méditative et son amour pour les maîtres de sagesse du zen et du vedânta tels que Nisargadatta, et Liliane Frantz.


Pour ce qui est de la peinture, à laquelle elle s'est livrée plus récemment, celle-ci constitue une sorte de contrepoint à sa sculpture. Plus de formes naturelles, de structures figuratives, mais pourtant la même intention de faire naître des sensations, de la vie intense, avec un moyen d'expression différent : non plus le volume, mais la couleur. La peinture de Mauricette ne sculpte plus le vide, elle le peuple d'aplats apaisants et de tons vifs qui ouvrent un autre espace.


Depuis 1989, notre amie a reçu un certain nombre de prix et exposé dans de nombreuses galeries, salons et expositions en France et à l'étranger : à La Rochelle, Nantes, Saint Nazaire, Saumur, Villevêque, La Ménitré, Grenoble, Paris, Bruxelles, Roscoff, Pont Aven, la Baule, Lyon, Trouville, St-Goustant Auray, les Sables d'Olonnes, Laval, Le Mans, Angers...


Plusieurs agglomérations ont acquis certaines de ses oeuvres : Angers, Cholet, Bouchemaine. Et le grand parc de Terra Botanica qui a ouvert récemment ses portes à Angers a inauguré (le 24/05/10) la mise en place de l'un de ses fou rires.


Dans une interview accordée au Courrier de l'Ouest le 28 novembre 2010, Mauricette disait se trouver bien à Angers où elle vit depuis l'âge de huit ans. "Cette ville, disait-elle, est en moi, elle fait partie de mon identité, je m'y sens bien... Mes sculptures représentent des choses douces, joyeuses, sereines, et j'ai besoin d'harmonie et de sérénité intérieure pour créer... Je n'ai pas du tout envie de quitter Angers."


Site internet : m-toussaint.com

Contact : 06 62 76 59 38 

MICHEL QUENT    

Michel Quent est un artiste au parcours multidirectionnel. Graphiste publicitaire, restaurateur d'oeuvres d'art, conseiller artistique et rédacteur de revues d'art, éditeur, il s'est finalement consacré à l'enseignement et a donné pendant plusieurs années une formation au dessin et à la peinture sur plusieurs sites angevins.

Grand collectionneur d'oeuvres de toutes époques, Michel est un passionné d'art ancien et moderne.


Ses expositions personnelles, en groupe ou en salon, lui ont valu de nombreux prix et distinctions. Elles jalonnent un parcours riche de créations utilisant toutes les techniques picturales : aquarelle, gouache, huile, pastel, crayons...

Dans le registre figuratif où il se situe, Michel se distingue par sa manière de travailler. Qui l'observe en train de peindre est d'abord frappé par la fluidité de sa touche et la manière synthétique qu'il a de faire avancer son sujet.


Son pinceau ne s'attarde jamais sur un fragment du tableau, mais circule librement, souplement sur sa totalité. Si bien que, dès le départ, et à quelque étape qu'ensuite on l'observe, s'en dégage toujours une impression d'harmonie, d'équilibre.


D'emblée, l'oeuvre est en place et ne progresse souvent qu'en finesses, détails et contrastes. On serait parfois tenté de lui demander de s'arrêter sans préciser davantage, d'en rester aux premières lignes souples, vivantes, que l'on craint de voir disparaître sous un travail plus achevé.


Mais l'oeuvre doit poursuivre sa course, car elle est portée par un désir de complétude, de plénitude, et ne saurait rester à l'état d'ébauche. Que vise cette aspiration, cette recherche de perfection ? La liaison de tous les êtres, l'accomplissement d'une unité organique, le moment où le peintre pourra sans regret, lâcher son pinceau.


Ce qui ressort de cette façon de travailler est que la création n'y est pas tant au niveau de l'oeuvre achevée que dans le mouvement même de sa gestation, dans l'élan qui la fait surgir. Le point d'aboutissement, le tableau terminé, ne fait plus alors que témoigner d'un moment fugitif de vie, lequel seul importe vraiment. La Nature, qui sans cesse bouge, change et fait oublier ses traces, la Nature toujours nouvelle, toujours renaissante, ne travaille-t-elle pas ainsi ?

PATRICE AVOINE  

C’est à la Gacilly, village d’artistes du Morbihan, qu’a élu domicile Patrice Avoine. Patrice a suivi une formation de sculpteur ornementaliste dont il s’est affranchi pour réaliser ses propres créations. Il travaille les bois nobles pour des réalisations magnifiques et chaleureuses qui accrochent la lumière.


Visages, corps féminins, mais aussi objets originaux, tables, lampes, l’imagination et la créativité de Patrice sont sans limites.


Patrice Avoine n’est pas seulement un artiste de talent et un homme chaleureux et spontané, c’est aussi un excellent et patient pédagogue.


Il organise régulièrement des stages d’initiation à la sculpture. Il propose d’abord de réaliser sur bois la gravure plate d’un motif simple, et fait ensuite exécuter des sculptures en trois dimensions (ronde bosse), d’abord en modelant de la terre puis en reproduisant le modelage réalisé sur du bois.


Patrice guide les stagiaires en montrant les gestes à faire, mais corrige aussi les erreurs et améliore le résultat final, si bien que les élèves repartent chez eux avec une oeuvre très présentable et parfois remarquable.


Une visite à la Gacilly pour rencontrer Patrice et découvrir son atelier s’impose.

Contact : avoine.patrice@gmail.com