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D'ALAIN DELAYE

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EVANGILES

GLOSSAIRE

A B C D E F G H I J L M N O P R S T V

Agrippa voir HERODE

Alliance terme technique qui désigne le lien que Dieu établit

- soit avec l'humanité tout entière en la personne de Noé (Gn 9. 9-17),
- soit avec un homme, comme Abraham (Gn 15.18), ou David (Ps 89. 4-5),
- soit avec le peuple d'Israël (Ex 19. 5-6).

Cette alliance est toujours accompagnée d'une promesse, et souvent confirmée par un sacrifice (Gn 15. 9-17: Ex 24. 3-8).
Les prophètes annoncent que Dieu conclura une alliance nouvelle avec son peuple (Jr 31. 31-34). Selon le NT la mort de Jésus établit cette alliance nouvelle et l'étend à tous les hommes (Mt 26.28; cf. 2 Co 3.6).
Le même mot grec a aussi le sens de testament (He 9. 16-17). L'expression Ancien Testament (2 Co 3.14) désigne les livres de l'ancienne alliance, de même que Nouveau Testament désigne les livres bibliques de la nouvelle alliance.

Amen mot hébreu conservé tel quel dans le NT et signifiant : c'est vrai, il en est bien ainsi , ou qu'il en soit bien ainsi !
En Ap 3.14, il sert de titre pour désigner le Christ.

Anciens 1) Dans le Judaïsme du temps de Jésus les anciens étaient des chefs de famille, qui détenaient une autorité dans la vie civile et religieuse. Les Evangiles (Mt 16.21 etc) et les Actes (4.5; 22.5 etc) associent souvent les anciens aux scribes et aux grands prêtres (voir SANHEDRIN).
2) Dans Ac 11.21 et dans les épîtres les anciens sont les responsables des communautés chrétiennes locales.
3) En 2 Jn 1 et 3 Jn 1 l'Ancien est un titre, qui semble désigner un représentant de la première génération chrétienne.
4) Dans l'Apocalypse (4.4; 5.5 etc) les vingt-quatre anciens représentent peut-être symboliquement l'ensemble du peuple de Dieu.

Ange L'ange du Seigneur est une expression empruntée à l'AT pour indiquer généralement une intervention de Dieu lui-même (voir Mt 3.2 note l ).
En général et comme dans le Judaïsme de la même époque le NT présente les anges comme des messagers directs (Lc 2.9-10; Ac 7.30) et même comme des commissionnaires de Dieu (Mt 4.6,11; 13.49 etc). Le terme archange désigne un ange de rang supérieur (1 Th 4.16; Jude 9).
Le NT mentionne aussi des anges de Satan (Mt 25.41; 2 Co 12.7; Ap 12.7,9) pour désigner des envoyés ou des représentants du diable.
Enfin les anges sont parfois considérés comme les gardiens de certains hommes ou leurs représentants auprès de Dieu (Mt 18.30; Ac 12.15). Dans Ap 2-3 les anges des églises sont probablement les représentants de ces églises.

Apôtre-Apôtres Ce titre désigne un envoyé du Christ. Le NT l'attribue notamment aux Douze, c'est-à-dire aux hommes que Jésus avait choisis pour l'accompagner. Mais Paul, parce qu'il a vu le Christ ressuscité (1 Co 9.1), revendique ce titre lui aussi (Ga 1.1).
Le NT applique également cette appellation à d'autres personnes connues pour leur activité missionnaire (Ac 14.14; Rm 16.7).

Autel L'autel est l'emplacement en forme de table où sont offerts les sacrifices. Les cornes (Ap 9.13) situées aux quatre coins de l'autel étaient considérées comme la partie la plus sacrée de celui-ci.

Avènement Ce terme désigne la venue glorieuse du Christ à la fin des temps (2 P 3;4; 1 Jn 2.28). Voir JOUR.

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Berger Homme chargé de conduire un troupeau vers les pâturages et de veiller à la sécurité des moutons et des chèvres qui lui sont confiés.
Dans la Bible ce terme sert souvent d'image pour désigner les conducteurs du peuple d'Israël (voir par exemple Mt 9.36). Jésus s'est décrit lui-même comme le bon berger (Jn 10.11).
La tâche qui revient aux responsables des communautés chrétiennes est souvent comparée, dans le NT, à celle des bergers (cf. Jn 21.15-18; Ac 20.28-29 etc).

Blasphème-Blasphémer-Blasphémateur Les Juifs contemporains de Jésus considéraient comme blasphème toute parole jugée insultante pour l'honneur de Dieu. En s'appuyant sur l'AT (Lv 24.11-16) ils réclamaient la peine de mort contre le blasphémateur.
Jésus a été accusé de blasphémer (Mt 9.3; Jn 10.33-36), et le Sanhédrin l'a condamné pour blasphème (Mc 14.62-64).
Le NT qualifie aussi de blasphème l'opposition au Christ (1 Tm 1.13) ou au Saint Esprit (Lc 12.10).

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César Nom porté par les premiers empereurs de Rome. Dans le NT il est l'équivalent courant du titre d'empereur.

Christ (Messie) Les rois d'Israël (et les grands prêtres) recevaient l'onction d'huile comme signe de leur nouvelle fonction (1 S 10.1). C'est pourquoi les rois portaient le titre d'oint (en hébreu MACHIA, transcrit Messie en français; ou en grec CHRISTOS, transcrit Christ ).
Le titre de Messie ou Christ a été transféré au roi sauveur dont les Juifs attendent la venue à la fin des temps. Le NT rapporte le témoignage des hommes qui ont reconnu ce Christ en la personne de Jésus (Mt 16.16).

Ciel-Cieux-Céleste Le NT reprend l'usage que les Juifs du premier siècle faisaient du mot ciel . Outre son sens habituel (Mt 16.3) ce mot désigne souvent le domaine particulier de Dieu (voir Mt 6.9-10; Jn 1.51 etc).
Par extension il en vient à désigner Dieu lui-même dans des tournures employées pour parler de Dieu sans avoir à le nommer expressément (voir Mt 3.2 note l). C'est en ce sens qu'il faut comprendre, entre autres, des expressions comme "le royaume des cieux" (voit l'article consacré à cette expression), "un ange du ciel" (Ga 1.8), ou l'aveu du fils prodigue: "j'ai péché envers le ciel" (Lc 15.18).

Circoncision-Circoncis-Incirconcision-Incirconcis La circoncision est pratiquée chez les Juifs sur les garçons nouveau-nés une semaine après leur naissance (Lc 2.21). C'est une opération rituelle qui consiste à exciser le prépuce.
La circoncision est le signe par excellence qu'un homme est membre d'Israël, le peuple de l'Alliance (Gn 17). D'où l'appellation de circoncis pour désigner les Juifs. En Ga 2.12 cette appellation est étendue aux chrétiens d'origine juive partisans de maintenir cette pratique. Inversement les païens sont appelés parfois les incirconcis .
L'apôtre Paul a milité pour que la circoncision ne soit pas imposée aux nouveaux chrétiens d'origine païenne (1 Co 7.18-19; Ga 2.3-6; 5.2-4).
La circoncision du coeur (Rm 2.28-29) est l'expression imagée d'une disponibilité entière au service de Dieu.

Coeur Le mot coeur est assez rarement employé au sens propre dans le NT. Mais au sens figuré les langues bibliques l'utilisent avec des nuances parfois inhabituelles au français.
1) il désigne ainsi le centre caché de l'homme , l'endroit intérieur et secret où la personnalité de l'homme est, pour ainsi dire, concentrée (Mt 12.34; 15.19; 1 Co 4.5; Ep 1.18). Le coeur est alors comme le résumé de l'homme tout entier, si bien que l'expression dans leur coeur est sensiblement équivalente à au plus profond d'eux-mêmes (par exemple Rm 2.15).
2) Le coeur est parfois regardé comme le siège des sentiments (Jn 16.6), mais aussi de la pensée (Mc 2.6,8; 6.52; Lc 3.15 etc) et de la volonté (Rm 10.1; 2 Co 9.7).

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Démon Démons Expressions synonymes: esprit impur ou, plus simplement esprit . L'idée que le NT se fait des démons est commune au milieu culturel juif du premier siècle de notre ère: ce sont des êtres spirituels au service de Satan. On regardait les démons comme responsables de diverses maladies et infirmités, notemment des maladies nerveuses (Mc 9.15-18) ou mentales (Mc 5.2-5). C'est pourquoi chasser le démon d'un homme possédé (appelé parfois démoniaque: Mt 4.24; 8.16) est synonyme de guérir le malade.
Des gens faisaient métier de chasser les démons (Mt 12.27; Mc 9.38; Ac 19.13); ils utilisaient des procédés plus ou moins magiques. Mais Jésus manifeste sa supériorité sur les démons par le seul pouvoir de sa parole (Mc 5.9).
Plusieurs passages du NT considèrent que le culte rendu aux idoles s'adresse en réalité aux démons (1 Co 10.20-21; Ap 9.20).

Diable Voir SATAN.

Disciple-Disciples Dans le NT le mot disciple désigne l'élève d'un maître (par exemple Jean le Baptiste: Mc 2.18; voir aussi Mt 10.24-25). Parfois même, en un sens plus large, il qualifie les adeptes d'un chef de file (par exemple Moïse: Jn 9.29) ou d'une tendance religieuse (par exemple celle des pharisiens: Mt 22.16).
L'usage le plus fréquent du mot concerne les disciples de Jésus . Le NT désigne ainsi les douze hommes que Jésus avait choisis pour l'accompagner (Mt 10.1), mais aussi un groupe plus étendu (Lc 10.1), et même le cercle encore plus large des gens qui ont accepté son enseignement (Jn 4.1; 7.3; 19.38 etc). Le propre du disciple est de suivre Jésus (Mt 8.22; 10.38; 19.27 etc; cf. Mc 9.38).
Dans le livre des Actes (6.1-2 etc) le terme disciple sert à désigner les membres de la communauté chrétienne, en alternance avec d'autres appellations comme les frères (Ac 1.15), les croyants (Ac 2.44), les chrétiens (Ac 11.26).

Docteurs de la Loi Voir LEGISTES

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Evangile-Evangélistes Evangile est la transcription d'un mot grec signifiant bonne nouvelle . Dans le NT cette bonne nouvelle concerne toujours la personne et l'oeuvre de Jésus, même dans l'expression l'Evangile de Dieu (Rm 1.1).
Un évangéliste est un homme qui transmet cette bonne nouvelle à d'autres (Ac 21.18; Ep 4.11; 2 Tm 4.5).
Le mot évangile est utilisé dans notre traduction avec diverses nuances de sens: il peut désigner:
- le message même de bonne nouvelle et son contenu, en particulier dans l'expression caractéristique de l'apôtre Paul mon évangile (Rm 2.16; cf. 2 Th 2.14), c'est-à-dire "l'évangile que je prêche";
- mais aussi la proclamation de ce message , comme en Ph 4.3; il est alors l'équivalent d'évangélisation .
Par extension, le langage courant utilise le mot évangile pour désigner les livres rapportant les paroles et les actes de Jésus: Evangile selon s. Matthieu, les quatre Evangiles etc. (voir Mc 1.1).

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Fils de David C'est un titre donné au Messie attendu par les Juifs contemporains de Jésus. Il provient de la promesse faite jadis au roi David par l'intermédiaire du prophète Nathan (2 S 7.12,14-16; voir aussi Jr 23.5; 33.15,17; Mi 5.1; Ps 89.30,37; 132.11).
Etant donné cette promesse le roi-sauveur attendu devait être un descendant de David .

Fils de l'homme Sauf en Ac 7.56 et Jn 12.34 l'expression le Fils de l'homme apparaît toujours dans le NT comme prononcée par Jésus lui-même. Dans de nombreux cas, il est évident que ce titre lui servait à se désigner lui-même.
En certains passages l'expression évoque l'autorité d'un personnage encore à venir , le juge de la fin des temps (Mt 16.27; 19.28; 25.31-32; 26.64; Lc 19.28; Jn 5.26-29). Cet emploi est sans doute inspiré de Dn 7.13.
En d'autres passages le même titre fait au contraire allusion à la faiblesse, au dénuement (Mt 8.20), et aussi aux souffrances de Jésus (Mt 17.22-23; 20.18; 26.2,24,45 par.; Mc 8.31; Jn 6.53).
Une troisième catégorie de textes combine les deux emplois ci-dessus, évoquant à la fois la présence et l'autorité du Fils de l'homme (Mt 9.6 par.; 12.8 par.; 13.37; Jn 9.35).
Peut-être Jésus a-t-il préféré ce titre nouveau et mystérieux pour éviter celui de Christ-Messie, que l'usage populaire interprétait en un sens difficilement compatible avec celui de l'Evangile (cf. Mc 8.29-33).

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Géhenne Ce mot est la transcription de l'hébreu Gué-Hinnom (vallée de Hinnom). La vallée ainsi désignée, située au sud de Jérusalem, était tristement célèbre par les sacrifices d'enfants et les cultes idolâtres qu'on y avait pratiqués (2 R 16.3).
Ce nom est devenu synonyme de lieu de malédiction , où devaient être envoyés ceux qui tomberaient sous la condamnation de Dieu.

Grand(s) prêtre(s) Le grand prêtre (Lv 21.10-12) était le chef des divers officiants du Temple, à savoir les prêtres et les lévites (sur ce dernier terme voir Lc 10.32 note p). Responsable spirituel d'Israël, il était le médiateur entre le peuple et Dieu. Au grand jour des expiations, c'est lui qui offrait le sacrifice de sang dans le lieu très saint du Temple (He 9.7). Il présidait aussi le Sanhédrin.
Le NT emploie plusieurs fois l'expression les grands prêtres pour désigner à la fois les anciens grands prêtres encore en vie et les membres des quatre familles sacerdotales au sein desquelles on choisissait le grand prêtre en fonction.
L'épître aux Hébreux présente Jésus comme le grand prêtre idéal et définitif (He 4.14; 7.26-27 etc).

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Hadès C'est le nom grec du lieu que les Israélites nommaient le séjour des morts . L'Apocalypse (6.8; 20.13-14) personnifie l'Hadès comme elle le fait aussi pour la puissance de la mort.

Hérode Le NT désigne sous ce nom trois personnages de la même famille:
- Hérode le Grand (Mt 2; Lc 1.5); voir (1)
- Hérode Antipas (Mt 14; Mc 6; 8.15; Lc 3; 8.3; 9.23; Ac 4.27; 13.1); voir (4)
- Hérode Agrippa I (Ac 12); voir note (6)
(1) HERODE LE GRAND, l'ancêtre de cette famille, régna sur l'ensemble de la Palestine de 37 à 4 av. J.C. (Mt 2.1 note e).
Le NT mentionne plusieurs de ses descendants:
A - ses fils:
(2) HERODE-PHILIPPE (Mc 6.17 note o).
(3) ARCHELAÜS (Mt 2.22 note j) qui succéda à son père pendant 9 ans à Jérusalem et fut ensuite déposé par les Romains.
(4) HERODE ANTIPAS, qui régna sur la Galilée et la Pérée de 4 av. J.C. à 39 ap. J.C. avec le titre de tétrarque. Voir Mc 1.14 note b; 6.14 note m.
(5) PHILIPPE LE TETRARQUE (Mc 8.27 note e), qui régna sur les districts Nord-Est de la Palestine entre les années 4 av. J.C. et 34 ap. J.C.
B - les petits-enfants d'Hérode le Grand:
(6) HERODE-AGRIPPA I qui régna sur le Nord puis sur l'ensemble de la Palestine de 37 à 44 ap. J.C. (Ac 12.1 note q).
(7) HERODIADE (Mc 6.17), qui quitta son mari (et oncle) Hérode-Philippe (2) pour épouser Hérode-Antipas (4).
C - arrière-petits-enfants d'Hérode le Grand:
(8) HERODE-AGRIPPA II, fils d'Hérode-Agrippa I; il régna avec le titre de roi à partir de l'an 48 ap. J.C. sur un territoire constamment agrandi. C'est devant lui que comparut l'apôtre Paul (Ac 25.13 note i).
(9) BERENICE et DRUSILLE (Ac 24.24 note e) étaient les soeurs du précédent.

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Imposer les mains-Imposition des mains L'imposition des mains est un geste qui consiste à poser les mains sur la tête de quelqu'un. Le NT mentionne l'imposition des mains en diverses circonstances:
1) pour accompagner une bénédiction (Mt 19.13);
2) lors de guérisons (Mt 9.18; 16.18; Lc 4.40; Ac 28.8);
3) en relation avec le don du Saint Esprit (Ac 8.17-19) et le baptême (Ac 19.6);
4) lorsqu'un homme se voit confier une responsabilité dans l'Eglise ou dans la mission chrétienne (Ac 6.6; 13.3; 1 Tm 4.14 etc).

Impur-Impureté Voir PUR

Incirconcis-Incirconcision Voir CIRCONCISION.

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Jeûne-Jeûner Le jeûne consiste à s'abstenir de manger et de boire pendant un temps déterminé. Comme les Israélites de l'AT, les Juifs pratiquaient le jeûne pour des motifs religieux: on voulait ainsi accompagner la prière ou exprimer une humiliation devant Dieu (Jl 2.12,15; Jon 3.5-9).
Le jeûne était pratiqué communautairement (par exemple au grand jour des expiations: Nb 29.7-11; Ac 27.9), ou individuellement. Les pharisiens s'imposaient de jeûner deux fois par semaine (Lc 18.12).
Jésus s'est opposé à l'aspect formaliste de cette pratique (Mt 6.16-18). Les premières communautés chrétiennes ont conservé la pratique du jeûne occasionnel (Ac 13.2-3; 14.23).

Joug Le joug est une pièce de bois assez pesante servant à atteler des boeufs à un chariot ou à une charrue; on l'attache sur la nuque des animaux.
Le NT n'emploie ce mot qu'au sens symbolique pour exprimer la contrainte qui pèse sur certains hommes: par exemple les esclaves (1 Tm 6.1), ou les Juifs, soumis aux obligations de la Loi.
En contraste avec ces obligations le joug que Jésus propose à ses disciples est doux à supporter. C'est sans doute une manière imagée de parler de son enseignement (Mt 11.29-30).

Jour Les prophètes avaient annoncé le jour du Seigneur (Es 2.12; Am 5.18) comme le jour où Dieu viendrait juger définitivement aussi bien Israël que les nations païennes.
Le NT reprend cette attente d'un jour décisif, mais il l'applique l'expression à l'avènement glorieux du Christ (Ph 1.6; 2.16 etc).
Selon les situations ce jour est attendu soit comme le jour de la colère de Dieu (Rm 2.5), le jour du jugement (Mt 10.15; 1 Co 3.13), soit au contraire comme le jour de la délivrance (Ep 4.30).
L'expression en ce jour là (Mt 7.22; Lc 10.12 etc) est presque toujours une allusion à cette période finale.

Juif-Juifs-Judaïsme Depuis le retour de l'exil l'appellation les Juifs désigne les membres du peuple d'Israël. Les Juifs se distinguent des autres peuples en particulier par leur observance du sabbat et la pratique de la circoncision (voir aussi PUR - IMPUR). Leur religion est le Judaïsme (Ga 1.13).
Les païens convertis au judaïsme étaient appelés prosélytes (voir Mt 23.15 note b), et les sympathisants adorateurs de Dieu ou ceux qui craignent Dieu (Ac 13.16 note f).
En Ga 2.13 l'appellation les Juifs est appliquée à des chrétiens d'origine juive.
Dans l'Evangile selon Jean la même appellation désigne souvent les autorités civiles ou religieuses du peuple juif.

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Légistes Comme les scribes auxquels ils sont parfois assimilés, les légistes ou docteurs de la Loi étaient les spécialistes de la Bible d'Israël (notre Ancien Testament). Ils étaient chargés de l'expliquer et de l'enseigner.

Lèpre Lépreux La Bible utilise le même terme pour désigner, à côté de la lèpre proprement dite, d'autres maladies de peau.
Tout homme déclaré lépreux était considéré comme impur, c'est-à-dire qu'il étais exclu de la vie communautaire: les lépreux devaient vivre hors des villes et des villages, à bonne distance des bien-portants (Lc 17.12). Jésus ne s'est pas laissé arrêter par ces interdictions; il a approché et guéri (le NT dit purifié) de nombreux lépreux (Mt 8.3; 11.5 etc.). La loi juive exigeait que la guérison d'un lépreux soit constatée par un prêtre et suivie d'un sacrifice (Lv 14.1-32; cf. Mt 8.3; Lc 17.14).

Levain C'est un ferment naturel qu'on mélange à la pâte à pain pour la faire lever. Voir PAINS SANS LEVAIN. Le mot est employé d'une manière imagée en Mt 16.6, 11-12 et par., ainsi qu'en 1 Co 5.6-8 et Ga 5.9, avec des nuances péjoratives.

Loi Ce terme désigne d'abord l'ensemble des commandements de Dieu pour Israël, en particulier ceux que Moïse promulga au Sinaï (Ex 20). Par extension la Loi en vient à désigner parfois les livres où sont consignés ces commandements, c'est-à-dire essentiellement les cinq premiers livres de la Bible . La Loi équivaut alors à l'expression les livres de Moïse (voir 2 Co 3.15 note k). En un sens encore plus large elle désigne l'ensemble de l'AT (Jn 10.34; Rm 3.19 etc.), dans le même sens que l'expression la Loi et les prophètes .
L'apôtre Paul utilise parfois le même mot pour parler d'une force qui pousse l'homme à agir - en bien ou en mal selon les cas; par exemple Rm 7.22-23; 8.2.

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Messie Voir CHRIST.

Ministère Ministre Ministère traduit le mot grec diacona , qui exprime l'idée de service ; et ministre rend un mot de la même racine qui signifie serviteur . Ces termes de ministère (Rm 11.13; 1 Co 12.5 etc) et de ministre (2 Co 3.6; Ep 3.7 etc) ont été adoptés pour la traduction lorsqu'il s'agit du service assuré par les hommes qui travaillent à propager l'Evangile. Le même mot grec a été traduit par diacre (Ph 1.1) - au féminin diaconesse (Rm 16.1) - lorsque le service portait plutôt sur l'entr'aide fraternelle (voir 1 Tm 3.8 note h).

Monde Trois mots grecs ont été traduits par monde :

1) Le premier désigne la terre habitée, le monde entier; il ne fait pas de difficulté.
2) le second est parfois rendu par siècle (voir ce mot); quand il a été traduit par monde , il désignait le monde actuel , en général par opposition au monde à venir .
3) les renvois au présent article ne concernent que le troisième. Selon les contextes, celui-ci peut désigner:

a) l'univers créé par Dieu (Jn 1.10; Rm 4.13)
b) le monde d'ici-bas , par contraste avec le monde de Dieu (voir CIEL) et Dieu lui-même (Jn 17.14; 18.36);
c) l'humanité dans son ensemble (Mt 5.14; Jn 3.16-17; 17.11, 13);
d) l'humanité considérée du point de vue de son opposition à Dieu et au Christ (Jn 7.7; 17.14; 1 Jn 2.15-16 etc.) C'est dans cette même ligne de pensée que le NT évoque parfois la figure du prince de ce monde (voir SATAN): Jn 12.31 etc.

Monnaies Le denier : unité de monnaie romaine (Jn 6.7; 12.5; Ap 6.6). Il représentait le salaire journalier d'un ouvrier agricole (Mt 20.2). Pièce en argent.
La drachme : ancienne monnaie grecque, en argent; elle équivalait au denier.
Le didrachme : cette pièce valait deux drachmes et représentait le montant de l'impôt personnel que les Israélites devaient verser annuellement pour le Temple (Mt 17.24).
Le statère : quatre drachmes (c'est-à-dire deux fois le montant de l'impôt pour le Temple: Mt 17.27)
La mine (Lc 19.13) correspondait à 100 deniers.
Le talent valait 6.000 deniers (Mt 18.24; 25.13).
La mine et le talent étaient des unités de compte: il n'existait pas de pièce correspondant à cette valeur. Voir POIDS et MESURES.

Mystère Mystérieux Dans le NT le mot mystère évoque en général le plan de Dieu pour sauver le monde; mais ce mot indique en même temps que
a) ce plan était resté caché ;
b) il est maintenant dévoilé (en la personne du Christ).
Ce terme apparaît surtout dans les écrits de l'apôtre Paul: Rm 11.25; 1 Co 2.7; Ep 3.3; Col 1.27 etc.
En Mc 4.11 il désigne la présence cachée du règne de Dieu en la personne de Jésus. En Ap 10.7 il représente le plan de Dieu au moment de son achèvement.
En Ap 17.5 l'adjectif mystérieux évoque le secret du nom porté par la "grande prostituée". En 2 Th 2.7 le mystère de l'impiété semble désigner une force secrète adversaire de Dieu, qui sera démasquée au dernier jour.

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Nom Pour le NT comme pour l'AT le nom d'une personne est étroitement lié à celle-ci; à tel point que ce nom désigne parfois la personne elle-même , par exemple Dieu, ou le Christ (Jn 12.28; 17.6, 11; Ac 3.16 etc.)
L'expression au nom de ... est très fréquente; elle exprime diverses nuances:
1) faire des miracles (Mt 7.22 etc.), chasser des démons (Mc 9.28 etc.), prier (Jn 14.13-14) au nom de Jésus , c'est faire ces choses en prononçant le nom de Jésus, donc en communion avec lui.
2) Baptiser au nom de... (Mt 28.19; Ac 8.16; 1 Co 1.13), c'est attacher quelqu'un, par le baptême, à celui dont on prononce le nom.
3) Prophétiser (Mt 7.22 etc.), être envoyé (Jn 14.26) ou accueillir quelqu'un (Mt 18.5) au nom de Jésus , c'est faire ces choses comme un représentant de Jésus.
Invoquer le nom (du Seigneur) est une expression empruntée à l'AT. Elle signifie, au sens propre, qu'on fait appel à Dieu ou qu'on s'adresse à lui par la prière. Le NT l'emploie aussi au sens figuré: ceux qui invoquent le nom du Seigneur sont ceux qui se réclament du Seigneur, c'est-à-dire ses disciples.

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Onction Oindre Lors de la cérémonie antique d'onction (voir CHRIST) on versait de l'huile sainte sur la tête du nouveau roi - ou du nouveau grand prêtre. Ce personnage était désormais un oint du Seigneur (cf. Za 4.14; Ac 4.27 etc.)
Au sens figuré le qualificatif oint désigne donc l'homme que Dieu a choisi pour une mission de salut (Lc 4.18).
Dans le NT l'onction sert aussi d'image pour décrire le don su Saint-Esprit (2 Co 1.21) ou de la Parole de Dieu (1 Jn 2.20) reçu par le croyant.

Orgueil s'enorgueillir Notre traduction a rendu ainsi en particulier un nom et un verbe grecs de la même famille, fréquents surtout dans les écrits de l'apôtre Paul. Ils expriment les idées de satisfaction personnelle, de fierté et parfois même de vantardise.
A un premier niveau (Rm 2.17, 23; 3.27; 1 Co 1.29; 3.21; 4.7; 5.6 etc) ces termes font allusion à la prétention orgueilleuse de l'homme qui croit à sa propre valeur, et qui oublie qu'il doit à Dieu tout ce qu'il est et tout ce qu'il a.
A un second niveau (Rm 5.2-3, 11; 15.17 etc.) ces mots expriment la nouvelle assurance que l'homme trouve en se confiant au Christ et en travaillant à son service (voir aussi, bien que la traduction soit différente: 2 Co 1.12; 7.4; Ph 1.26; 2,16; 1 Th 2.19).

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Païen(s) Paganisme Dans le NT le terme païen désigne essentiellement des individus ou des nations qui ne sont pas juifs .
Mais en des passages comme Ga 2.11; Ep 3.1 (voir aussi Rm 6.14) cette appellation est étendue à des chrétiens d'origine païenne (par opposition à des chrétiens d'origine juive).
Enfin en 1 P 2.12; 4.3 l'appellation les païens semble même désigner les non-chrétiens.

Pains sans levain Voir LEVAIN Au moment de la Pâque les Juifs étaient tenus de faire disparaître de leurs maisont toute trace de pain levé et de ne conaommer pendant une semaine que des pains non levés (Ex 12.15-20; 13.3-10)
En 1 Co 5.8 l'expression pains sans levain est employée au sens figuré pour souligner la nouveauté de la vie chrétienne

Pâque La Pâque est l'une des grandes fêtes que les Juifs contemporains de Jésus venaient célébrer à Jérusalem. Elle avait lieu au printemps et commémorait la sortie d'Egypte (Dt 16.1-8).
La célébration de la Pâque était marquée par les jours des pains sans levain (Ex 12.15-20; cf. Ac 12.3; 20.6) et par le repas familial au cours duquel était consommé l'agneau pascal (Ex 12.1-14).
Les trois premiers Evangiles décrivent le dernier repas de Jésus comme un repas pascal (Mc 14.12-25 par.). Le quatrième Evangile fait ressortir que la mort de Jésus a coïncidé avec le sacrifice de l'agneau pascal (Jn 18.28; 19.14, 31, 36, 42; cf. 1 Co 5.7).

Parabole Ce mot est emprunté au grec. Le NT l'emploie comme un terme technique pour désigner une manière de parler pas images . Ce genre d'enseignement indirect était familier à Jésus: à l'aide de comparaisons brèves (Mt 5.13, 14) ou de récits plus étoffés empruntés à la vie quotidienne ou à l'actualité (Mt 13.24-30; Lc 15.11-32), Jésus présentait à ses auditeurs une réalité que ceux-ci avaient ignorée ou mal saisie jusqu'alors (Mc 4.33; Mt 13.35). Cependant des passages comme Mc 4.11; 7.17 utilisent le terme parabole avec une nuance différente: la parabole est comprise ici comme un enseignement énigmatique . En effet l'image proposée par la parabole n'a effectivement aucun sens pour ceux qui n'accueillent pas le message de Jésus.

Pasteur Voir BERGER.

Pécheur Pécheresse En de nombreux passages du NT ce terme désigne une personne qui est en état de désobéissance à l'égard de Dieu, donc en situation de rupture avec lui (Mt 26.45; Jn 9.16; Rm 5.8 etc.)
Mais dans les Evangiles pécheur est aussi l'appellation péjorative que les scribes et les pharisiens appliquaient aux Juifs qui n'observaient pas la Loi et ne pratiquaient pas la religion commune (Mc 2.16; Lc 7.37; 19.7 etc.) On traitait ainsi de pécheurs les collecteurs d'impôts (voir Mc 2.15 note k). Jésus lui-même a été qualifié de pécheur par ses adversaires (Jn 9.24).

Pentecôte Avant de devenir aussi une fête chrétienne, la Pentecôte fut une des grandes fêtes que les Juifs venaient célébrer à Jérusalem (Ac 2.1, 5). Elle avait lieu au temps des moissons, cinquante jours après la Pâque - d'ou son nom (penteconta signifie cinquante en grec).
Lors de la Pentecôte les Juifs célébraient la promulgation de la Loi au Sinaï.

Pharaon C'était le titre des anciens rois d'Egypte. Le NT fait allusion soit au Pharaon contemporain de Joseph (Ac 7.10, 13; cf. Gn 39; 41-42; 45), soit au Pharaon du temps de Moïse (Ac 7.21; Rm 9.17; cf. Ex 2.9).

Pharisiens Les pharisiens formaient une sorte de parti religieux caractérisé par un zèle très apparent pour les choses de Dieu. Ils exigeaient pour eux-mêmes et pour les autres une obéissance rigoureuse à la Loi et aux traditions explicatives qui l'accompagnaient (Mc 7.1-23).
Contrairement aux sadducéens, les pharisiens croyaient à l'existence des anges et à la résurrection des morts (Ac 23.7-8). Ils étaient nombreux parmi les scribes et les légistes.
Jésus s'est heurté de plus en plus à l'opposition des pharisiens.
Avant sa conversion l'apôtre Paul avait été un membre zélé du parti pharisien (Ac 23.6; Ph 3.5).

Poids et mesures
LONGUEUR:
- le stade (Jn 6.19 etc): environ 185 m.
- la brasse (Ac 27.28): environ 1,85 m.
- la coudée (Jn 21.8; Ap 21.17): environ 44 cm.
CAPACITE Trois termes différents ont été traduits par mesure:
- en Jn 2.6: chaque mesure est d'environ 40 litres.
- En Mt 13.33; Lc 13.21: la mesure mentionnée vaut environ 15 litres.
- En Ap 6.6: il s'agit d'une mesure de 1,1 litre.
POIDS
- le talent (Ap 16.21): environ 34 kg.
- la livre, unité de poids mentionnée en Jn 12.3; 19.39 est sans doute la livre romaine, qui correspondait à 336 g.

Prémices Dans l'AT les prémices représentaient les premiers produits d'une récolte; on les offrait à Dieu en reconnaissance pour la totalité de cette récolte (Ex 34.26; Nb 15.20-21; cf. Rm 11.16).
Le NT emploie souvent ce terme au sens figuré pour exprimer qu'une partie est donnée ou acquise à l'avance comme garantie de la totalité . L'expression peut s'appliquer ainsi au don de l'Esprit (Rm 8.23), aux premiers convertis d'une province (Rm 16.5; 1 Co 16.15) et même au Christ ressuscité (1 Co 15.20, 23).

Prétoire 1) Le NT utilise en général ce terme pour désigner la résidence d'un gouverneur (romain): Mt 27.27; Mc 15.16; Ac 23.35). En Ph 1.13 prétoire doit avoir le sens ci-dessus si l'on estime que l'apôtre a rédigé sa lettre à Ephèse ou à Césarée. Mais si l'on pense que Ph a été écrite et envoyée de Rome, le prétoire désigne alors la garde de l'empereur , ou garde prétorienne.

Prêtre Le prêtre est celui qui officie pendant le culte, en particulier pour offrir les sacrifices au nom de la communauté tout entière. Le NT mentionne ainsi des prêtres païens (Ac 14.13) ou des prêtres juifs (Lc 1.5; Jn 1.19 etc.) Ces derniers officiaient exclusivement au Temple de Jérusalem.
L'Apocalypse présente les chrétiens comme remplissant ensemble une fonction de prêtres (Ap 1.6; 5.10 etc. cf. 1 P 2.5 et note).
Le sacerdoce (Lc 3.2; He 7.5) désigne le ministère - ou la fonction - du prêtre.

Prophète Prophétiser Prophétie Dans le NTle terme prophète désigne rarement un homme qui annonce l'avenir (Ac 11.27-28). D'une façon plus générale ce titre est réservé à des hommes considérés comme des porte-paroles de Dieu . On l'applique donc:
1) aux prophètes de l'AT (Jn 8.52-53; Ac 3.18 etc.) et à leurs écrits, en particulier dans l'expression la Loi et les Prophètes .
2) au personnage que les Juifs appelaient le Prophète et qu'ils attendaient pour la fin des temps selon Dt 18.15 (Ac 3.22-23; 7.37): voir Jn 1.21 note e ; 6.14; 7.40.
3) à des hommes comme Jean le Baptiste (Mt 11.9 etc.) ou à Jésus lui-même (Jn 4.19 etc.), que l'on considérait comme de nouveaux envoyés de Dieu après la longue période sans prophètes qui suivit le retour de l'exil.
4) aux nombreux membres de l'Eglise primitive (Ac 13.1; 21.9-10; 1 Co 12.10; Ep 2.20 etc.) qui parlaient sous l'influence de l'Esprit de Dieu pour exhorter ou pour apporter une révélation.
La prophétie désigne en général le message des prophètes (Jn 11.51; Ap 1.3). Le verbe prophétiser (Ac 19.6; 1 Co 11.4-5) indique l'action d'un prophète.
Comme l'AT, le NT connaît de faux-prophètes (Ac 16.6; 1 Jn 4.1; Ap 2.20 etc.)
En Tt 1.12 le titre de prophète est attribué à un païen, le poète Crétois Epiménide. Une telle appellation souligne la clairvoyance de cet homme lorsqu'il s'exprimait sur le compte de ses contemporains.

Pur Pureté Purifier Purification Pour le Judaïsme contemporain de Jésus comme pour l'AT un homme doit être en état de pureté s'il veut être en communion avec Dieu et pouvoir, par exemple, participer au culte et prier. Les causes d'impureté et de souillure étaient nombreuses: consommation d'aliments interdits, contacts avec un mort ou avec un païen, maladies comme la lèpre etc. On faisait disparaître l'impureté par des rites de purification (Mc 7.1-5; Jn 2.6 etc.)
Jésus a voulu dépasser le ritualisme de ces pratiques (Mt 7.14-23); les apôtres de même (Rm 14.14, 20).
Si le NT maintient l'idée d'une purification nécessaire, il présente celle-ci comme l'oeuvre de Dieu (Jn 15.2-3 note d) ou du Christ (Jn 13.3; Ep 5.6).

fleche

Règne de Dieu (ou des cieux) Royaume de Dieu (ou des cieux) Le NT ne définit nulle part l'expression très fréquente le règne ou le royaume de Dieu . La traduction a préféré règne quand le contexte exprimait plutôt le fait que Dieu est roi, et royaume quand il s'agissait plutôt du domaine où il est roi.
Cette royauté de Dieu est présentée tantôt comme une réalité actuelle (Mt 12.34) et cachée (Lc 17.20), liée à la personne de Jésus (Mt 12.28; Lc 17.21), et tantôt comme une réalité à venir (Mc 9.1; voir aussi 1 Co 6.9-10; 15.50 etc.)
Sur l'expression le règne des cieux , qui est propre à Mt, voir Mt 3.2 et note l.
En des passages comme Rm 14.17; 1 Co 4.20, l'expression le règne de Dieu semble avoir un sens plus large et désigner le nouveau régime de salut instauré par le Christ.
Enfin la tournure entrer dans le royaume de Dieu (Mt 5.20; 7.21; 18.3; 19.23-24 etc.) équivaut sensiblement à avoir part au salut ; le sens est alors très voisin de celui "entrer dans la vie" (Mt 18.8; 19.17).

Révélation Révéler Le NT emploie le verbe révéler et le mot révélation en trois sens principaux:
1) pour désigner l'apparition glorieuse du Christ lors de son avènement (Rm 2.5; 1 Co 1.7; 2 Th 1.7; voir aussi, en un sens voisin, Rm 8.19). En 2 Th 2.3, 6, 8, se révéler est sensiblement équivalent à se manifester , se démasquer .
2) pour désigner l'acte par lequel Dieu (ou le Christ) fait connaître à un homme l'Evangile et la mission apostolique que cet homme devra remplir (Ga 1.12, 16; Ep 3.3).
3) pour désigner une communication particulière de la volonté de Dieu (1 Co 14.6; Ga 2.2).

fleche

Sabbat C'est le septième jour de la semaine juive , caractérisé par une cessation complète de tout travail. Des règles minutieuses précisaient ce qu'il était interdit de faire ce jour-là. Sur l'expression un chemin de sabbat, voir Ac 1.12 note d.
Le jour du sabbat les Juifs se réunissaient à la synagogue pour la lecture biblique et la prière (Lc 4.16).

Sacerdoce Sacerdotal Voir PRETRE

Sacrifice Le sacrifice , dans le NT, n'est pas, comme en français moderne, un renoncement coûteux mais une offrande présentée à Dieu. Le NT mentionne des sacrifices païens (Ac 14.13; 1 Co 10.28) et des sacrifices offerts par les Juifs (Lc 13.1; 1 Co 10.18). cer derniers présentaient soit des produits des champs, soit du vin et de l'huile (c'était alors une libation : voir Ph 2.17 note l), soit surtout des victimes animales.
On offrait un sacrifice à Dieu par reconnaissance envers lui, ou à l'occasion d'un voeu (Ac 21.16), ou encore pour expier un péché.
Le NT interprète souvent la mort du Christ comme un sacrifice d'expiation offert en faveur de tous les hommes.
C'est aussi en termes de sacrifice que le NT décrit certains dons faits par les chrétiens (Ph 4.18) et surtout l'offrande que ceux-ci font de leur vie à Dieu (Rm 12.1; Ph 2.17 etc.)

Sadducéens Dans le Judaïsme du temps de Jésus les sadducéens formaient un parti religieux qui se recrutait principalement parmi les prêtres.
Seuls les cinq premiers livres de la Bible (la Loi) faisaient autorité pour eux; ils n'admettaient ni l'existence des anges ni la résurrection des morts.
Partisans de l'ordre, ils cherchaient à s'accommoder au mieux de l'occupation romaine.
Bien que les sadducéens diffèrent profondément des pharisiens, le NT les nomme souvent à côté de ceux-ci parmi les adversaires de Jésus.

Saint Sainteté Le mot grec traduit pas saint n'exprime pas l'idée de perfection morale mais désigne ce qui appartient en propre à Dieu . Selon que ce terme est appliqué à Dieu lui-même ou à ses créatures, il prend les nuances suivantes:
1.a) Dieu est qualifié de saint pour indiquer qu'il est à part , c'est-à-dire qu'il est Dieu (Jn 17.11; 1 P 1.15 etc.);
b) le Saint (de Dieu) est un titre appliqué au Christ (Jn 6.69; Ac 3.14; 1 Jn 2.20; Ap 3.7) pour souligner que le Christ appartient à Dieu d'une manière particulière;
c) l'Esprit est aussi qualifié de saint pour préciser qu'il est l'Esprit de Dieu .
2) Le NT applique encore le terme de saint
a) à des hommes pour exprimer qu'ils sont mis à part pour servir Dieu (Ac 3.21; 1 Co 7.34; Ep 1.4; 5.26). Ainsi l'expression les saints désigne tout simplement les chrétiens (1 Co 1.2; 6.1-2 etc.)
b) à des anges (Ac 10.22) pour exprimer l'idée qu'ils sont au service de Dieu.
c) à des objets , comme le Temple, pour exprimer l'idée que ces objets sont réservés au service de Dieu (Ac 6.13; 21.28; 1 Co 3.17 etc)
La sainteté est alors la qualité d'une personne ou d'un objet qui appartiennent à Dieu (1 Th 3.13: 1 Tm 2.15 etc.)

Samarie Samaritains Au temps de Jésus la Samarie constituait la province centrale de la Palestine. Depuis plusieurs siècles ses habitants, les Samaritains , étaient en conflit religieux avec les Juifs (Lc 9.53; Jn 4.9; Mt 10.5 et note w). Juifs et Samaritains se méprisaient et se détestaient mutuellement.
Jésus a refusé d'entrer dans cette querelle (Lc 9.55; Jn 4.7). Après la Judée la Samarie fut le premier champ d'action des missionnaires chrétiens (Ac 1.8; 8.5).

Sanctifier Sanctification Ces termes sont dérivés du mot saint , et leurs nuances sont étroitement apparentées à celles de ce mot.
1) Une expression comme sanctifier le Christ (1 P 3.15) exprime l'idée que le Christ doit être reconnu pour ce qu'il est en réalité, c'est-à-dire comme le Seigneur.. Voir aussi la traduction donnée pour la première demande du NOTRE PERE en Mt 6.9.
2) La sanctification est ce qui rend un homme saint , c'est-à-dire apte et consacré au service de Dieu (Ac 20.32; Rm 6.19, 22).

Sanctuaire Voir TEMPLE

Sang L'AT considère que "la vie est dans le sang" (Lv 17.11). Ceci explique les divers emplois figurés du mot sang dans le NT.
1) Il est utilisé parfois au sens de vie (Mt 27.4; cf. Jn 1.13). Ainsi l'expression la chair et le sang (Mt 16.17) désigne-t-elle un homme vivant.
2) Le sang (répandu) évoque la mort violente (Mt 27.24-25; Lc 11.50; Ap 6.10).
3) Le sang, comme la vie, appartient à Dieu (c'est pourquoi les Juifs ne le consomment pas; Lv 17.12; cf. Ac 15.20, 29). Il représente donc la partie la plus importante d'un sacrifice (He 9.7, 12-13 etc.). Il en vient donc à évoquer parfois le sacrifice lui-même, en particulier dans l'expression le sang du Christ (Lc 22.20; 1 Co 11.25; Ep 1.7 etc.)

Sanhédrin On désignait ainsi le conseil supérieur qui avait autorité sur le peuple juif et siégeait à l'occasion comme tribunal des affaires religieuses. Il était composé de 71 membres recrutés parmi les grands prêtres, les scribes et les anciens. Il était présidé par le grand prêtre en fonction.

Satan Nom commun d'origine hébraïque désignant l'accusateur auprès d'un tribunal (Ps 109.6; cf. Jb 1.6; Za 3.1-2). A la suite du Judaïsme le NT l'a repris comme nom propre personnifiant les forces du mal. C'est à la fois l'adversaire des hommes et l'adversaire de Dieu lui-même.
Cette appellation a de nombreux synonymes dans le NT: le diable, le Mauvais (Jn 17.15), le Malin (Ep 6.16), le Tentateur (Mt 4.3), Béliar (2 Co 6.15), le pouvoir des ténèbres (Lc 22.53), le prince de ce monde (Jn 14.30), l'ennemi (Mt 13.39) etc.
L'apparition de Jésus a marqué la défaite de Satan (Lc 10.18).

Scribes Au temps de Jésus les scribes étaient les experts de la Bible d'Israël (notre Ancien Testament). Voir LEGISTES.
Le NT mentionne souvent les scribes avec les pharisiens, qui comptaient de nombreux scribes dans leurs rangs. Il les nomme aussi avec les anciens. Les scribes avaient leurs représentants au Sanhédrin.

Siècle Dans notre traduction ce terme ne désigne jamais une période de cent ans mais les différents âges entre lesquels on répartissait l'histoire de l'univers.
Avant les siècles (1 Co 2.7) équivaut donc à avant le commencement du monde , c'est-à-dire de toute éternité .
Roi des siècles (1 Tm 1.17) veut dire roi depuis toujours et pour toujours .
L'expression aux siècles des siècles (construite sur le même modèle que "roi des rois" ou "cantique des cantiques", qui sont des superlatifs) signifie pratiquement pour toujours .

Signe Un signe est une indication qui permet de connaître ou de reconnaître quelque chose ou quelqu'un. L'AT désigne toujours les miracles comme des signes : c'est qu'ils signalent l'intervention de Dieu.
Le NT a repris cet usage dans l'expression signes et prodiges (Jn 4.48; Ac 2.19; 4.30 etc.) Mais c'est surtout l'Evangile selon Jn qui qualifie méthodiquement de signes les actes (miraculeux) opérés par Jésus (Jn 2.11; 4.54; 6.2 etc.). Leur but est en effet de faire reconnaître réellement Jésus (Jn 12.37).

Sion C'est le nom poétique de Jérusalem dans l'AT. La fille de Sion (Jn 12.15), qui cite Za 9.9) désigne la population de Jérusalem.

Souiller Souillure Voir PUR

Synagogue Désignant d'abord la communauté juive d'une ville ou d'un quartier (Jn 9.22; Ac 9.2; Ap 2.9 etc.), ce terme sert aussi à nommer le bâtiment où cette communauté se réunit pour la prière, la lecture de la Bible et l'enseignement religieux.
Ces réunions avaient lieu le jour du sabbat. Le culte à la synagogue ne comportait jamais de sacrifice; ceux-ci, en effet, ne pouvaient être offerts qu'au Temple de Jérusalem.
Les synagogues étaient administrées par un chef - ou président - (Mc 5.35-36; Ac 13.15; 18.8 etc.), assisté d'un servant (Lc 4.20).

fleche

Temple Sanctuaire Dans le NT le terme s'applique principalement au Temple de Jérusalem, reconstruit à partir d'Hérode le Grand.
Au sens large du mot, le Temple est l'ensemble architectural comprenant les bâtiments et les cours qui y donnent accès. Celles-ci étaient bordées de portiques (Jn 10.23; Ac 5.12).
Au sens restreint du mot, le Temple est le bâtiment central, ou sanctuaire , comprenant le "lieu saint" (où n'entraient que les prêtres) et le "lieu très saint", où seul était admis le grand prêtre, une fois par an, au jour des expiations.
Le Temple, et plus particulièrement le sanctuaire, est considéré comme le lieu où Dieu est présent. C'est pourquoi l'Evangile selon Jn (2.21) parle du corps du Christ comme du temple par excellence. Les épîtres comparent également la communauté chrétienne à un temple de Dieu (1 Co 3.16; 6.19; cf. 1 P 2.5).

Tenter Tentation Tentateur Tenter traduit le même verbe grec que l'expression mettre à l'épreuve - et tentation le même terme qu'épreuve. La distinction est parfois difficile à établir.
En général on a traduit par épreuve lorsqu'il s'agit d'une difficulté à traverser dont la foi doit sortir affermie (Jn 6.6; 2 Co 13.5; Jc 1.2-3; 1 P 1.6; Ap 2.10 etc.) On a traduit par tentation quand la mise à l'épreuve est accompagnée d'une mauvaise intention.
Par exemple l'homme peut en venir à tenter Dieu (1 Co 10.9); mais Dieu ne tente pas l'homme (Jc 1.13); c'est le Tentateur (voir SATAN) qui essaie d'exploiter l'épreuve de l'homme (1 Co 7.5; 1 Th 3.5) ou de Jésus (Mt 4.3) pour le détourner de Dieu.

Testament Voir ALLIANCE

Vie éternelle Dans le même sens que l'expression la vie éternelle on trouve aussi l'expression simplifiée la vie . Ainsi en Mt 7.4; 19.16-17; Jn 5.26 (cf. 5.40); 6.63; Ac 11.18; 1 Jn 5.12 etc. Mais le qualificatif éternelle reste déterminant pour le sens, même quand il est sous-entendu.
Le terme grec traduit, faute de mieux, par éternelle ne précise pas tellement la durée (indéfinie) de cette vie, mais plutôt sa qualité profonde: il désigne une vie différente de la vie ordinaire, plus précisément la vie qui a cours dans le monde de Dieu (Mt 18.8), la vie de Dieu lui-même (Ep 4.18) et du Christ (Jn 5.26; cf. 5.21). Cette vie peut devenir celle de l'homme (Jn 3.16).
Selon les contextes la vie éternelle est présentée comme une réalité déjà actuelle (Jn 5.24-25) ou encore à venir (Mt 25.46).
En des passages comme Mt 18.8; 19.17 etc. l'expression entrer dans la vie équivaut à peu près à entrer dans le royaume de Dieu.


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