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D'ALAIN DELAYE

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IKEBANA

Bunjin

Si les bunjin se reportèrent à la tradition chinoise, ils renouèrent aussi avec la tradition japonaise du fûryû et du wabi, et plus profondément encore avec les valeurs méditatives du shintô et du zen. Ils préconisèrent un type de bouquet sans règles précises, ne cherchant pas à remplir notre espace de vision, mais s'en tenant à un graphisme sobre, quelquefois même discret. Pour le caractériser, le mot le plus convenable est peut-être celui de pureté.
Le bunjin est pur parce que dégagé des normes qui régissent les autres bouquets, exempt aussi des artifices de l'ornementation, pur comme le sont les êtres simples qui n'expriment que l'essentiel.Toutefois, comme chacun sait, la pureté n'est pas donnée au départ et n'arrive souvent qu'après une longue purification. Ce n'est qu'après avoir essayé les multiples virtualités de la vie et en avoir tiré leçon que l'homme peut espérer quelque sagesse et innocence. Encore faut-il que se produise en lui un détachement, un lâcher prise.
Le dépouillement du bunjin signifie cela. Il prévient par la nudité du style le risque d'imposture, d'ostentation, et se tient dans une limpidité, une gravité légère. C'est le bouquet des sages qui s'en tiennent à l'essentiel. Une simplicité s'installe alors, un souffle, une force passe, et un miracle se produit : la limpidité du bouquet.


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