C'est
le plus ancien des styles de l'ikebana, le plus monumental aussi. Il a
cependant un précurseur : le tatebana, premier bouquet vertical
mis au point par Senmu. Au début simple décor d'autel, le
rikka s'est complexifié, laïcisé, et chargé
de symbolisme au cours des siècles, devenant une montagne mythique,
un paysage allégorique. Très pratiqué autrefois dans
les monastères bouddhistes, les palais seigneuriaux et les vastes
demeures aristocratiques, le rikka est aujourd'hui tombé en désuétude,
sauf dans l'école Ikenobo. Mais en un sens - allégorie mise
à part - il est l'ancêtre des paysages de l'école
Ohara.
La réalisation d'un rikka demande de l'espace : un hall, une grande
pièce, encore que les rikkas modernes soient de taille modeste
en regard de ceux que confectionnait Sen no Rikyû pour le seigneur
Hideyoshi. Réussi, il constitue un véritable feu d'artifice.
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