Les uvres de Jean de la Croix sont aujourd'hui l'un des fleurons de
la littérature mystique d'Occident. Leur densité spirituelle,
la fulgurance des intuitions qui les traversent, des expériences
qui les nourrissent, ne fait aucun doute. Leur qualité poétique
non plus.
Leur lecture pose quelques problèmes. Plus de quatre siècles
après avoir été écrites, certaines allégories
poétiques, certaines notions théologiques peuvent sembler
désuètes et alourdir des textes marqués globalement
par une culture qui nous est devenue étrangère.
Les pages qui suivent voudraient aider à les aborder en en proposant
un condensé assorti de quelques commentaires. Suivant l'écriture
de Jean de la Croix de manière linéaire, elles obéissent
à un double souci de clarification et d'actualisation. On peut
les prendre comme une anthologie, une présentation de morceaux
choisis. C'est dire leur insuffisance. Leur but n'est pas de se substituer
à une lecture de l'uvre intégrale mais d'en donner
le goût et d'y introduire, en faisant apparaître ses fils
directeurs et en actualisant certains passages.
Puisse le message de Jean de la Croix en sortir plus lisible et la lumière
qui le visite plus visible.
Alain Delaye est l'auteur d'une thèse de doctorat sur La Foi chez Jean
de la Croix (Editions du Carmel 1975), ainsi que divers ouvrages sur le bouddhisme, les sagesses et les fleurs.
(1)
Pour les commentaires, nous reprenons la traduction du P.Cyprien de
la Nativité (1641) légèrement modifiée en
1959 par le P.Lucien-Marie de Saint Joseph, et aujourd'hui par nos soins, sauf pour le cantique B pour lequel nous reprenons la traduction de Marie du Saint Sacrement, révisée par Dominique Poirot.
Amancio
Prada chante Jean de la Croix : www.amancioprada.com
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